On me pose souvent la question. Voici ma réponse.
J'ai passé près de vingt ans dans les systèmes d'information et les opérations IT : ingénierie, maîtrise d'œuvre, direction des SI, programmes souverains. J'ai vu de l'intérieur ce qu'on ne voit pas depuis un cabinet : des organisations déficientes, sans structure claire, où l'on ne sait plus qui décide ; des projets conduits sans méthode ; des équipes sur-staffées là où le besoin est faible et démunies là où tout se joue ; des compétences mal positionnées ; des budgets arbitrés au rabot faute de lisibilité ; des programmes dont le pilotage reste largement perfectible. Et, par-dessus, la même dépense payée deux fois : du cloud jamais consommé, des licences dormantes par centaines, des serveurs dimensionnés pour un pic qui n'arrive jamais, du matériel remplacé bien avant sa fin de vie.
Ce n'est presque jamais un problème technique. C'est un problème d'ordre.
Remettre de l'ordre, c'est ce que fait l'équipe Beehives. Nous avons la fibre SI. Au sens propre : les systèmes d'information sont notre métier. Au sens figuré : nous sommes de ceux qui structurent, qui rationalisent, qui ramènent de la méthode là où il y a de l'accumulation. Nous sommes frugaux par tempérament — nous cherchons la solution la plus simple qui tienne, pas la plus élégante. Et nous mettons un point d'honneur à vulgariser : un système d'information ne se pilote que lorsqu'il se comprend, d'un bout à l'autre et à tous les niveaux de l'entreprise — de celui qui exploite à celui qui arbitre. Notre premier livrable est une vision d'ensemble que tout le monde partage.
Quand j'ai cherché une image pour dire tout cela, j'ai trouvé la ruche, et je n'en ai pas trouvé de meilleure depuis.
Une ruche est une organisation saine. Sobre, ordonnée, sans déchet. Elle produit beaucoup en consommant peu et ne prélève jamais plus que ce que son milieu peut rendre — la cire est refondue, pas jetée. Elle ne transige pas non plus sur la qualité : chaque alvéole est bâtie au même angle, à la même épaisseur, sans un espace perdu. Une alvéole mal construite met la colonie en danger. L'exigence n'y est pas un discours, c'est une condition de survie. C'est le niveau que nous nous imposons sur chaque mission. Et parce qu'une ruche ne vit jamais séparée de son milieu, nous voulons contribuer positivement à l'écosystème dans lequel nous opérons : c'est ce que nous appelons l'écologie sociale — une entreprise doit rendre à son environnement, à son territoire et aux personnes qui la font vivre au moins autant qu'elle en reçoit.
Il y a enfin une chose que fait l'abeille et qu'on oublie : elle ne rapporte pas seulement le miel. Elle revient à la ruche et indique à la colonie où se trouve la ressource, à quelle distance, dans quelle direction. C'est très exactement notre diagnostic 360°. Nous ne rapportons pas le miel, nous rapportons la carte du gisement. Le miel, lui, appartient au client.
Une ruche ne doit rien à l'exploit individuel. Aucune abeille ne tient seule, et ce que la colonie produit, aucune n'aurait pu le produire séparément. Rien ne s'y fait sans que l'information circule : celle qui trouve la ressource la partage aussitôt, sinon la découverte ne vaut rien. C'est la règle que je veux chez Beehives — entre nos ruches, avec nos collaborateurs, nos experts indépendants, nos partenaires et nos clients. Un écosystème ne tient que si chacun y trouve sa part. Personne ne doit repartir avec moins de valeur qu'il n'en a apporté. C'est une règle, pas une intention.
Reste le « s », et il est volontaire. Beehives n'est pas une ruche, ce sont des ruches : une par expertise, chacune autonome. Quand un besoin n'entre dans aucune, nous faisons essaim — une équipe se constitue autour du client et livre. Autour d'elles, un réseau de partenaires et d'indépendants choisis méticuleusement : un écosystème compétent et divers, où chacun a sa place.